Stéphanie Bernard obtient une importante subvention de la Société canadienne du cancer
Le Cirris est heureux de souligner l’obtention d’une importante subvention de 534 800 $ accordée à la chercheuse Stéphanie Bernard dans le cadre du concours Subventions de recherche pour chercheuses et chercheurs prometteurs – Pilier de recherche 1 de la Société canadienne du cancer. Ce financement, d’une durée de cinq ans (2026-2031), permettra de mener un projet visant à mieux comprendre et prévenir les effets secondaires gynécologiques associés aux traitements du cancer du sein.
Mieux comprendre une réalité encore peu étudiée
De nombreuses personnes traitées pour un cancer du sein vivent des effets secondaires gynécologiques, tels que la sécheresse, l’irritation ou la douleur vulvaire. Ces symptômes peuvent avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie, les relations interpersonnelles, la santé sexuelle et le bien-être psychologique. Bien que la diminution des taux d’œstrogènes soit reconnue comme un facteur majeur, des données récentes suggèrent que des modifications des nerfs et des muscles pourraient également contribuer à l’apparition de ces douleurs.
Afin de mieux comprendre ce phénomène, Stéphanie Bernard et son équipe suivront 186 personnes recevant une chimiothérapie ou une hormonothérapie pour un cancer du sein. L’étude permettra de déterminer à quel moment la douleur apparaît, comment elle évolue au fil des traitements, quels facteurs augmentent le risque de développer ces symptômes et quelles en sont les conséquences sur la santé sexuelle et la qualité de vie.
Vers une prise en charge plus précoce et personnalisée
Les résultats de cette recherche contribueront à améliorer le dépistage précoce de la douleur vulvaire et à identifier les personnes les plus à risque. À terme, ils permettront de favoriser une prise en charge plus rapide et mieux adaptée, afin de réduire la douleur et d’améliorer la qualité de vie ainsi que la santé sexuelle des personnes vivant avec un cancer du sein.
Un levier pour développer un programme de recherche
Pour Stéphanie Bernard, cette subvention représente une étape déterminante dans le développement de son programme de recherche : « Ce financement est fondateur pour mon programme de recherche. En tant que chercheuse en début de carrière, il me permet de lancer une étude portant sur un aspect longtemps négligé de la santé des femmes après un traitement contre le cancer. Il témoigne également d’une reconnaissance du fait que la recherche sur la survie au cancer, ainsi que la réadaptation et les soins de soutien, occupent une place essentielle dans la recherche en cancérologie. »
Le Cirris félicite chaleureusement Stéphanie Bernard pour cette distinction et lui souhaite beaucoup de succès dans la réalisation de ce projet, qui contribuera à faire progresser les connaissances et les soins destinés aux personnes touchées par le cancer du sein.